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L'église de Saint-Christophe, avec son beau clocher du XVe siècle, se dresse sur le flanc de la colline, juste au dessus du village de Meysattaz.
La fondation de la paroisse remonte à la seconde moitié du XIIe siècle, selon toute probabilité entre les années 1150 et 1183.
À l'origine, l'église était constituée d'une seule nef construite sans voûte, contrairement au presbytère qui était, très probablement, voûté dès l'origine. Les restes des peintures, sur la soupente de la nef centrale, démontrent que la voûte a été construite dans une deuxième période. II est très probable que la voûte du presbytère ait été restaurée, en style gothique, au XVe siècle. La voûte de la nef centrale remonte, paraît-il, au XVIIe ou XVIIIe siècle.
Suite aux travaux d'agrandissement (la construction des nefs latérales), l'église fut consacrée de nouveau, le 22 octobre 1843, par Mgr Jourdain.
L'église mesure 13 mètres de largeur et 12 mètres de longueur.
Actuellement, l'église présente trois nefs, séparées entre elles par des piliers. Le presbytère voûté est surélevé et l'abside est polygonale. La nef centrale a les voûtes bohémiennes; les nefs latérales ont les voûtes d'arête.
L'église est consacrée à saint Christophe, dont la fête se célèbre le 25 juillet.
Le maître-autel de style baroque, vers la moitié du XVlle siècle, avait remplacé l'ancien maître autel datant de l'an 1616.
Le chemin de la Croix a été placé en 1855: les tableaux peints par Antonio Giacobini s'inspirent du style de ceux de la Cathédrale d'Aoste.
En 1925, le chœur de l'église a été embelli par deux magnifiques vitraux, représentant l'un saint Grat et l'autre saint Anselme, exécutés par volonté du chevalier Alexandre d'Entrèves.
On ne peut mentionner l'église de Saint-Christophe sans parler du trésor qu'elle seule possède: la pierre tombale de saint Grat.
En 1916, grâce au don de 4200 francs fait par Monseigneur Auguste Duc, le toit a été réparé, le sol abaissé et le plancher complètement renouvelé. On procéda aussi à la restauration des trois autels et à la décoration de l'église, dont des médaillons sont encore visibles.
Tous les travaux de peinture étaient dus au pinceau habile, et fort connu à l'époque, d'Auguste Artari de Verrès.
Depuis lors, bien des changements ont eu lieu. Le chœur de l'église a été totalement transformé: le maître-autel baroque se dresse maintenant dans la nef gauche de l'église et garde le Très-Saint-Sacrement.
Une intervention architecturale intelligente et bien réussie a fait ressortir dans toute sa beauté la voûte ogivale en tuf et le chœur, dépouillé de tout ornement superflu, met en évidence la sainte table, qui prend ainsi toute son importance.
Ces restaurations remontent aux années 1964-65 alors que le curé de la paroisse était le chanoine Luigi Garino.
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